Arabelle Solutions investit 350 M€ dans son usine de turbines nucléaires à Belfort
La filiale d’EDF engage un programme industriel majeur pour moderniser son site et construire une nouvelle usine. L’objectif : répondre aux besoins du programme EPR2 français et des marchés internationaux.
| Pays cités | France |
|---|---|
| Sociétés citées | EDF, General Electric |
| Secteur | Énergie Nucléaire |
| Thème | Investissements & Transactions |
Arabelle Solutions, filiale à 100 % d’EDF (Électricité de France), annonce un investissement de près de 350 M€ dans son site de Belfort, spécialisé dans la fabrication de turbines pour réacteurs nucléaires. Selon une lettre du PDG d’EDF Bernard Fontana adressée à l’eurodéputé Christophe Grudler, les fonds seront progressivement engagés et mis en œuvre d’ici 2029. Le programme, lancé en septembre, a déjà vu ses premiers travaux démarrer.
Modernisation et extension du site industriel
Le plan prévoit une mise à niveau de l’outil industriel existant et la création d’une nouvelle usine d’environ 20 000 m² à proximité du site actuel, selon les précisions apportées par Bernard Fontana. Cette expansion viserait à permettre à l’entreprise de répondre aux besoins liés au programme français de construction de nouveaux réacteurs EPR2. Dans un second temps, les capacités supplémentaires serviraient aux augmentations de puissance du parc nucléaire existant, d’après le dirigeant.
L’entreprise indique que ce programme, porté par les perspectives du secteur nucléaire, vise également à accompagner ses projets à l’international. La filiale précise être en cours de finalisation de l’ensemble des projets d’investissements avec ses partenaires et sous-traitants. Une première partie des travaux a été lancée fin 2024.
Retombées économiques pour le territoire
Arabelle Solutions emploie environ 3 400 salariés dans le monde, dont quelque 1 700 à Belfort. Le maire de la ville, Damien Meslot, évoque entre 300 et 500 créations d’emplois dans les cinq ans à venir. L’eurodéputé Christophe Grudler salue l’engagement de recourir massivement à la sous-traitance locale pour les travaux.
L’entreprise est devenue une filiale à 100 % d’EDF après le rachat de l’activité nucléaire de General Electric en 2024. Le site de Belfort revêt une dimension symbolique pour la filière nucléaire française : Emmanuel Macron y avait annoncé la relance du programme nucléaire français en février 2022, au pied d’une turbine Arabelle.











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