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Brent à 108 dollars après frappes israélo-américaines en Iran et perturbations d'Hormuz

Le Brent a atteint 108,20 dollars le baril lundi, en hausse de 16,7%, après des frappes israélo-américaines sur des installations pétrolières iraniennes et des perturbations au Détroit d'Hormuz contraignant l'Irak et le Koweït à réduire leur production.

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Brent à 108 dollars après frappes israélo-américaines en Iran et perturbations d'Hormuz

Pays citésIran, Irak, États-Unis, Israël, Koweït
Sociétés citéesKuwait Petroleum Corporation
SecteurPétrole, Gaz, GNL
ThèmePolitique & Géopolitique, Conflit Armé

Le Brent a bondi de 16,7% lundi, atteignant 108,20 dollars le baril, au plus haut depuis juillet 2022. Le West Texas Intermediate (WTI) progressait dans le même temps de 15,7%, à 105,13 dollars. Ces niveaux résultent d'une escalade militaire impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran, qui a perturbé les chaînes d'approvisionnement régionales. Plusieurs producteurs du Golfe ont réduit leur production en réponse aux événements.

Frappes sur les installations pétrolières iraniennes

Des frappes aériennes coordonnées, désignées sous le nom d'Opération Epic Fury, ont visé des sites de stockage de carburant à Téhéran ce week-end. Des rapports de presse indiquent que les forces israéliennes et américaines ont ciblé l'entrepôt de pétrole d'Aghdasieh dans le nord-est de Téhéran, la raffinerie de Téhéran au sud, le dépôt pétrolier de Shahran à l'ouest, ainsi qu'un autre dépôt à Karaj. Des témoins ont rapporté que du pétrole provenant du dépôt de Shahran s'était répandu dans les rues environnantes. La National Iranian Oil Products Distribution Company (société iranienne de distribution de produits pétroliers) a précisé que quatre de ses employés avaient été tués lors de ces attaques.

L'Arabie saoudite a fait état d'une menace directe : le ministère de la Défense du royaume a annoncé avoir intercepté un drone ciblant le champ pétrolier de Shaybah. Dans l'émirat de Fujairah, aux Émirats arabes unis (EAU), un incendie s'est déclaré dans la zone pétrolière à la suite de débris en chute, sans faire de blessés. L'Iran a par ailleurs poursuivi ses attaques contre les infrastructures pétrolières régionales, aggravant les risques pesant sur les chaînes d'approvisionnement.

Perturbations au Détroit d'Hormuz

Le Détroit d'Hormuz, voie de transit pour environ 20% de l'approvisionnement mondial quotidien en pétrole, a été perturbé par l'escalade du conflit. Certaines raffineries ont suspendu leurs opérations, tandis que la hausse des risques d'expédition a resserré l'offre régionale. Les EAU et l'Arabie saoudite pourraient être contraints de diminuer leur production en raison de capacités de stockage limitées.

En Irak, les champs pétroliers du sud ont enregistré une chute de production de 70%, à 1,3 million de barils par jour, selon trois sources industrielles. Ces limitations résultent des perturbations d'exportation via le Détroit d'Hormuz. L'Irak et le Koweït ont tous deux réduit leur production, accentuant les restrictions d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) déjà en vigueur au Qatar.

Force majeure au Koweït, succession à Téhéran

Kuwait Petroleum Corporation a entamé samedi une réduction de sa production pétrolière et déclaré la force majeure sur ses expéditions, sans préciser l'ampleur des coupes. Le conflit fait peser un risque de hausse prolongée des prix des carburants à l'échelle mondiale, les chaînes d'approvisionnement étant confrontées à des infrastructures endommagées et à des risques de transport maritime accrus. L'ensemble de la région demeure exposé à des perturbations supplémentaires.

Sur le plan politique, le président américain Donald Trump a déclaré que le conflit pourrait ne prendre fin qu'une fois les forces militaires et les autorités dirigeantes iraniennes défaites. Dimanche, Mojtaba Khamenei a été désigné comme successeur de son père Ali Khamenei au poste de Guide suprême de l'Iran, consolidant le contrôle de la ligne dure à Téhéran. Cette transition de pouvoir intervient dans un contexte de pression militaire et diplomatique maximale sur le pays.

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