Le Danemark envisage de lever son interdiction du nucléaire vieille de 40 ans
Le gouvernement danois étudie l’introduction de petits réacteurs modulaires dans son mix électrique. Cette réflexion marquerait la fin d’un moratoire instauré en 1985, alors que l’éolien représente 58% de la production nationale.
| Pays cités | Danemark |
|---|---|
| Sociétés citées | AIE |
| Secteur | Énergie Nucléaire |
| Thème | Régulation & Gouvernance |
Le ministère danois du Climat et de l’Énergie a annoncé la mise en place d’un cadre d’analyse pour évaluer le potentiel des petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR). Cette démarche pourrait conduire à la levée de l’interdiction du nucléaire civil adoptée par le Parlement en 1985. Le ministre Lars Aagaard a précisé que les énergies renouvelables resteraient le socle de l’approvisionnement électrique national, tout en soulignant leurs limites pour couvrir l’ensemble des besoins.
Les SMR comme option complémentaire
Les petits réacteurs modulaires constituent une technologie nucléaire avancée dont la capacité de production atteint 300 mégawatts (MW) par unité, selon les données du ministère. Ce niveau représente environ un tiers de la puissance d’un réacteur conventionnel. Leur conception simplifiée les rendrait plus accessibles financièrement que les grandes installations nucléaires traditionnelles.
Le gouvernement danois procède actuellement à une collecte d’informations sur plusieurs aspects de cette technologie. Les processus réglementaires, les questions de sécurité, le traitement des déchets radioactifs, les compétences nécessaires et les coûts font l’objet d’un examen approfondi avant toute décision politique.
Un mix électrique dominé par l’éolien
Le Parlement danois a accepté début 2025 d’entamer une réflexion sur les nouvelles technologies nucléaires comme source d’énergie potentielle. Cette ouverture intervient après quatre décennies de rejet complet de cette filière. D’après les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour 2024, l’éolien représente 58% de la production électrique danoise, suivi des biocarburants à 18% et du solaire à 11%.
Les déchets et le charbon contribuent chacun à hauteur de 5% du mix électrique national. Le ministre Aagaard a reconnu que les sources renouvelables ne suffiraient pas à répondre seules aux besoins futurs du pays. Cette position tranche avec la politique énergétique historique du Danemark, longtemps considéré comme un pionnier de l’éolien en Europe.
Une décision politique à venir
Le cadre d’étude établi par le ministère vise à analyser les risques et opportunités liés aux technologies nucléaires de nouvelle génération. Aucun calendrier précis n’a été communiqué pour une éventuelle décision sur la construction de SMR. La question de l’acceptabilité sociale et de l’adaptation du cadre réglementaire demeure centrale dans ce processus d’évaluation qui engage l’avenir énergétique du pays scandinave.











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