Les ventes de voitures électriques bondissent de 29,9% dans l’Union européenne en 2025
Le marché automobile européen affiche une croissance de 1,8% en 2025, portée par les véhicules électriques et hybrides. Les motorisations thermiques reculent fortement et ne représentent plus qu’un tiers des immatriculations.
| Pays cités | Belgique, Allemagne, Espagne, France, Pays-Bas |
|---|---|
| Sociétés citées | Stellantis, Renault, Tesla |
| Secteur | Mobilité |
| Thème | Marchés & Finance |
Les immatriculations de voitures 100% électriques neuves ont atteint 1,88 million d’unités dans l’Union européenne en 2025, contre 1,45 million l’année précédente, selon les données publiées par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Cette progression de 29,9% porte la part de marché des véhicules électriques à batterie à 17,4%, contre 13,6% en 2024. L’organisation professionnelle attribue cette dynamique aux modèles plus abordables et aux primes à l’achat.
L’Espagne et l’Allemagne en tête de la croissance
Les quatre principaux marchés du continent affichent des progressions contrastées. L’Espagne enregistre la hausse la plus marquée avec 77%, suivie de l’Allemagne à 43,2%. Les Pays-Bas progressent de 18,1%, la Belgique de 12,6% et la France de 12,5%. L’Allemagne domine les volumes avec 545 142 véhicules électriques vendus, devant la France (326 922), les Pays-Bas (156 139), la Belgique (143 849) et le Danemark (126 542).
Hors Union européenne, le Royaume-Uni a écoulé 473 348 voitures électriques neuves. La Norvège affiche 172 231 unités et une part de marché de 95,9%. Les hybrides non rechargeables conservent leur position dominante avec 3,7 millions d’unités vendues, soit un peu plus d’un tiers du marché, en hausse de 13,7%.
Recul marqué des motorisations thermiques
Les hybrides rechargeables bondissent à 9,4% de part de marché avec 1 million d’unités écoulées. La France fait exception avec un recul de 26% sur ce segment. Les véhicules à carburants fossiles perdent dix points de part de marché en un an, passant de 45,2% en 2024 à 35,5% en 2025.
Les modèles essence subissent une chute de 18,7% à 2,88 millions d’exemplaires, ne représentant plus que 26,6% du marché contre un tiers en 2024. La France enregistre le recul le plus prononcé (-32%), suivie de l’Allemagne (-21,6%), l’Italie (-18,2%) et l’Espagne (-16%). Le diesel poursuit son déclin avec une baisse de 24,2% et une part de marché ramenée à 8,9%.
Volkswagen consolide sa position de leader
Par constructeurs, Volkswagen Group renforce sa première place avec des ventes en hausse de 5,5%. Stellantis, deuxième, recule de 4,7%. Renault, troisième, progresse de 5,6%, porté notamment par sa R5 électrique selon l’ACEA. Hyundai et Toyota cèdent respectivement 3,1% et 6,3%, tandis que BMW gagne 6,4%.
Parmi les constructeurs asiatiques et américains, SAIC, premier vendeur chinois et dixième au classement général, affiche une progression de 34%. Tesla, douzième, chute de 38%. BYD, quatorzième, a triplé ses ventes. Le marché automobile européen totalise 10,8 millions de voitures neuves en 2025, un niveau qui demeure inférieur aux quelque 15 millions d’unités enregistrées avant la pandémie de Covid-19.
Objectifs européens de CO2 en ligne de mire
Sigrid de Vries, directrice générale de l’ACEA, a déclaré que la part de marché des voitures électriques à batterie devrait presque tripler pour permettre aux constructeurs d’atteindre les objectifs européens de CO2 pour 2030 sans encourir de pénalités. Les performances nationales restent hétérogènes : l’Allemagne (+1,4%) et l’Espagne (+12,9%) progressent, tandis que la France (-5%), l’Italie (-2,1%) et la Belgique (-7,5%) reculent.











Commentaires
Connectez-vous pour laisser un commentaire.