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La Cour des comptes préconise de lever les freins structurels à la géothermie en France

La géothermie ne représente qu’environ 1% de la consommation finale de chaleur en France. La Cour des comptes identifie les obstacles à son développement et formule des recommandations pour accélérer le déploiement de cette énergie renouvelable.

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La Cour des comptes préconise de lever les freins structurels à la géothermie en France

Pays citésFrance
SecteurÉnergie Géothermique
ThèmeRégulation & Gouvernance

La Cour des comptes a publié un rapport sur la situation de la géothermie en France. L’institution qualifie cette énergie de « locale, renouvelable, décarbonée et disponible en continu » et estime qu’elle « dispose d’atouts majeurs pour la transition énergétique ». Malgré ces caractéristiques, la filière demeure marginale dans le mix énergétique national avec environ 1% de la consommation finale de chaleur, selon les données du rapport.

Des freins structurels identifiés

La Cour des comptes relève que les soutiens publics mobilisés n’ont pas permis de lever les obstacles au développement de la géothermie. Les freins identifiés concernent les coûts initiaux des projets, les risques techniques et géologiques ainsi que la complexité des procédures et des cadres d’intervention. L’institution considère que « l’atteinte des objectifs repose moins sur une hausse des aides que sur une meilleure organisation et priorisation des soutiens ».

La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) fixe l’objectif de multiplier par quatre la production de chaleur géothermique en France métropolitaine d’ici 2035. Le rapport rappelle qu’en 2022, la chaleur représentait près de 45% de la consommation finale d’énergie, dont environ 73% d’origine fossile. Ce contexte souligne le potentiel de développement pour les énergies renouvelables thermiques.

Trois techniques distinctes

Le rapport distingue trois techniques de géothermie. La géothermie de surface utilise la température du sous-sol à moins de 200 mètres de profondeur pour produire du chaud et du froid. La géothermie profonde consiste à extraire de l’eau chaude entre 1 000 et 2 000 mètres de profondeur, où la température varie de 80 à 150 degrés. La géothermie de haute énergie exploite la vapeur à des températures supérieures à 150°C dans les zones à volcanisme actif.

La Cour des comptes observe que la géothermie de surface reste peu développée en France, notamment dans le logement collectif. L’institution préconise la simplification des règles et la priorisation des soutiens plutôt qu’une augmentation des subventions. Elle recommande également le développement d’outils organisationnels et juridiques adaptés.

Des recommandations ciblées par segment

Concernant la géothermie profonde, la Cour des comptes indique qu’elle « reste pénalisée par des investissements initiaux très élevés et des incertitudes sur la ressource géologique ». L’institution propose de lever les freins économiques, d’adapter la filière à une montée en puissance rapide et de réduire la lenteur des procédures administratives. Elle recommande de préciser la doctrine de couverture des risques et de renforcer la connaissance du sous-sol.

La géothermie de haute énergie, présente en Guadeloupe et aux Antilles, « constitue un enjeu stratégique pour les territoires ultramarins », selon la Cour. L’institution recommande de structurer les outils de planification, notamment le cadastre géothermique. Ces recommandations interviennent alors que la France cherche à décarboner son mix énergétique et à réduire sa dépendance aux énergies fossiles pour la production de chaleur.

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