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L'AIEA évalue les progrès du Rwanda vers un programme nucléaire SMR

Une mission de dix experts de l'AIEA a évalué en mars les préparatifs du Rwanda vers un programme nucléaire. Le pays vise à ce que le nucléaire représente 60 à 70 % de son mix énergétique, avec les SMR au cœur du projet.

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L'AIEA évalue les progrès du Rwanda vers un programme nucléaire SMR

Pays citésRwanda, Égypte, Estonie, Kenya, Pakistan
SecteurÉnergie Nucléaire, SMR
ThèmeDéveloppement de projets, Annonce

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a conduit une mission d'examen de l'infrastructure nucléaire intégrée composée de dix experts au Rwanda lors de la première semaine de mars. Le pays, qui ne dispose d'aucun réacteur nucléaire en activité, ambitionne que l'énergie nucléaire représente 60 à 70 % de son mix énergétique dans les prochaines décennies. La délégation incluait des experts d'Égypte, d'Estonie, du Kenya et du Pakistan, aux côtés du personnel de l'agence.

Kagame défend le nucléaire au Sommet de l'énergie nucléaire de Paris

Le président Paul Kagame a pris la parole lors du Sommet de l'énergie nucléaire à Paris pour défendre le nucléaire comme levier de diversification du mix énergétique rwandais, indiquant qu'il apporterait «la stabilité nécessaire à la croissance industrielle et à la transformation à long terme». Il a salué le soutien de l'AIEA au Conseil rwandais de l'énergie atomique (Rwanda Atomic Energy Board) et au régulateur national. Kagame a affirmé que «l'énergie nucléaire n'est pas trop complexe ou risquée pour les pays en développement», soulignant que les standards de l'AIEA constituent un cadre universel applicable à tous les niveaux de revenus.

Le président a indiqué que le Rwanda est «prêt à passer à l'étape suivante» dans le cadre de l'approche par jalons de l'agence. Il a mis en avant les petits réacteurs modulaires (SMR — Small Modular Reactors), qu'il juge «particulièrement adaptés aux besoins de l'Afrique» du fait des caractéristiques des réseaux électriques de petite taille du continent. Selon lui, l'Afrique pourrait figurer parmi les premiers adoptants de ces nouvelles technologies nucléaires.

Bonnes pratiques et recommandations identifiées par la mission

La mission a relevé plusieurs bonnes pratiques susceptibles d'être partagées avec d'autres pays envisageant l'introduction de l'énergie nucléaire. Parmi elles figurent l'engagement proactif des parties prenantes et une préparation précoce et complète en matière de gestion des urgences et de la préparation aux situations radiologiques. La mission a également noté des avancées dans la rédaction d'une nouvelle loi nucléaire, le renforcement du cadre réglementaire et la réalisation d'études de sites pour l'identification de sites candidats au projet SMR envisagé.

Les recommandations portent sur la finalisation du rapport destiné à soutenir la décision nationale d'introduire l'énergie nucléaire, l'achèvement de la révision de la législation nationale et l'adoption de politiques et stratégies pour soutenir le programme. Mehmet Ceyhan, responsable technique de la Section de développement de l'infrastructure nucléaire de l'AIEA et chef de la mission, a souligné que «le soutien fort du gouvernement et la coordination efficace des travaux préparatoires ont permis au Rwanda de réaliser des progrès significatifs vers la décision d'introduire un programme nucléaire».

Un plan de soutien continu à élaborer entre l'AIEA et Kigali

Jimmy Gasore, ministre rwandais des Infrastructures, a réaffirmé «l'engagement ferme du Rwanda en faveur d'un développement responsable, sûr et transparent de l'infrastructure nucléaire». Ces missions se déroulent sur invitation du pays hôte et visent à fournir des orientations pour aligner le cadre national avec les normes de sécurité internationales. À l'issue de la mission, l'AIEA et le Rwanda élaboreront un plan intégré pour poursuivre le soutien au développement du programme d'énergie nucléaire.

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