Le Gaz de Russie en Europe est-il Incontournable?

gaz russe

Le gaz de Russie en Europe repond d’un tiers à la moitié des besoins. Mais la situation diplomatique actuelle force la reflexion sur la possibilité d’une baisse drastique des exports russes. L’Europe est-elle en capacité de faire sans le gaz de l’Oural ?

Le gaz de Russie en Europe vital à court terme

La reprise économique post-crise sanitaire provoque une hausse de la consommation énergétique mondiale. La crise ayant retardé tous les investissements dans le secteur, bloquant toute hausse de la production mondiale.

Le gaz de Russie en Europe est donc indispensable à court terme et répond déjà de plus d’un tiers à la moitié des besoins. Une proportion appelée à augmenter puisque les exportations britanniques et norvégiennes sont en baisse, tandis que la capacité de fourniture russe s’améliore.

Un nouveau pipeline, Nord Stream 2, est d’ailleurs en cours de certification pour augmenter les flux gaziers du 2ème plus grand producteur mondial de gaz. Il permettra ainsi de doubler ses capacités d’exportation.

En outre, l’abandon des importations russes signifierait une hausse immédiate des tarifs que les ménages européens ont déjà du mal à supporter.

Plus de liberté sur le long terme?

Toutefois consciente de la fragilité de sa relation avec la Russie, l’Union Européenne a déjà investi dans de nouveaux terminaux pour accueillir du gaz naturel liquéfié provenant du Moyen Orient. Elle peut aussi compter sur les pays producteurs d’Afrique du Nord.

Le Qatar, grand producteur de gaz est un remplaçant envisagé, mais il prévient que le déroutage de sa production de gaz naturel liquéfié ne pourrait se faire sans l’accord de ses clients actuels, parmi lesquels se trouve la Chine.

Les États-Unis sont également en position de répondre à une partie des besoins européens. Néanmoins, les grandes firmes du secteur de l’énergie préviennent Washington que cette entreprise serait difficile du fait de la conjoncture actuelle.

Le gouvernement américain ne peut pas sacrifier les contrats à long terme de ses propres compagnies pour se porter au secours des Européens.

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