Les Cours du Pétrole soutenus par les Tensions en Ukraine

prix du pétrole

Les prix du pétrole montaient légèrement mercredi avant la publication des données hebdomadaires sur les stocks commerciaux américains dans un marché galvanisé par les tensions en Ukraine et au Moyen-Orient qui menacent l’offre d’or noir.

Les cours du pétrole en hausse avant l’annonce des stocks américains

Vers 10H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars grimpait de 0,80% à 87,88 dollars. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois gagnait 0,63% à 86,14 dollars.

Le marché du brut s’approche peu à peu des sommets pluriannuels atteints la semaine dernière à 89,50 dollars pour le Brent et à 87,91 dollars pour le WTI. Les prix sont soutenus par “l’appréhension croissante que les problèmes d’approvisionnement actuels puissent s’aggraver en raison de l’escalade des tensions entre la Russie et l’Occident au sujet de l’Ukraine et de la menace d’attaques militaires contre les infrastructures au Moyen-Orient”, explique Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades.

Côté ukrainien, si le président américain Joe Biden affirme mardi qu’il n’avait pas l’intention d’envoyer des troupes dans le pays, il s’est dit prêt à prendre des sanctions visant personnellement Vladimir Poutine, une mesure possible qualifiée de “destructive” par le Kremlin mercredi.

Et les Émirats arabes unis ont été visés par une attaque de rebelles Houthis basés au Yémen, ravivant ce conflit entre forces gouvernementales aidées par plusieurs pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, et des Houthis soutenus par l’Iran.

L’Agence américaine d’information sur l’Énergie publiera dans les prochaines heures ses données hebdomadaires sur les stocks commerciaux de brut. Les analystes s’attendent à une hausse d’un million de barils la semaine dernière (+1,9 million pour ceux d’essence), selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

La fédération de professionnels du secteur, l’American Petroleum Institute (API), aux données jugées moins précises par le marché, a au contraire estimé mardi soir que les stocks de brut avaient reculé de 900.000 barils et ceux d’essence augmenté de 2,4 millions de barils la semaine dernière.

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