La Colombie et les Pays-Bas bâtissent une coalition de 45 pays contre les hydrocarbures
La Colombie et les Pays-Bas réunissent 45 pays les 28 et 29 avril à Santa Marta pour lancer une coalition internationale déterminée à éliminer les combustibles fossiles, dans un contexte de crise énergétique liée au Moyen-Orient.
| Pays cités | Colombie, Pays-Bas, Brésil, États-Unis |
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| Secteur | Enjeux Énergétiques, Climat |
| Thème | Politique & Géopolitique, Diplomatie |
La Colombie et les Pays-Bas co-organisent les 28 et 29 avril une conférence internationale à Santa Marta pour lancer une coalition de pays engagés à éliminer les combustibles fossiles. Quarante-cinq pays ont confirmé leur participation, selon la ministre colombienne de l'Environnement Irene Vélez, parmi lesquels figurent de grands producteurs d'hydrocarbures d'Europe et d'Amérique du Nord. La dépendance aux énergies fossiles expose les économies à des risques croissants, comme en témoigne la situation du Royaume-Uni face aux chocs énergétiques. La ministre n'a pas nommément identifié les pays concernés.
Une initiative née des impasses de la diplomatie climatique onusienne
Cette conférence a été décidée lors de la COP30 de Belém, au Brésil, face à l'absence de consensus entre les 200 nations participant à cette conférence des Nations unies sur le climat. À Belém, en novembre, un groupe de pays avait choisi de s'unir malgré les engagements pris lors de la COP28 à Dubaï deux ans plus tôt. L'objectif de la Colombie est de constituer une "coalition de ceux qui ont la volonté d'éliminer les combustibles fossiles" et "prêts à passer à l'action", selon Irene Vélez lors d'une rencontre en ligne avec des journalistes organisée par l'Observatoire du climat, un réseau brésilien d'organisations non gouvernementales.
La conférence de Santa Marta réunit des pays disposés à engager la transition énergétique au-delà des mécanismes multilatéraux traditionnels. La ministre Vélez indique attendre le gouverneur de Californie, le démocrate Gavin Newsom, figure de l'opposition au démantèlement des politiques climatiques engagé par le président américain Donald Trump.
La guerre au Moyen-Orient, catalyseur de la pression sur les fossiles
Pour Irene Vélez, l'initiative revêt une pertinence accrue dans un contexte qu'elle qualifie de "crise maximale" liée à la guerre au Moyen-Orient. Ce conflit a fait grimper les prix du pétrole et mis en lumière la dépendance de nombreux pays aux combustibles fossiles, alimentant les craintes d'une crise économique internationale. La ministre n'a pas précisé les niveaux de prix ou les projections économiques associés à ce scénario.
En parallèle, la présidence brésilienne de la COP30 élabore depuis fin 2025 une feuille de route internationale de sortie des combustibles fossiles. Ce document doit être présenté lors de la prochaine COP présidée par la Turquie, en novembre prochain. La multiplication de ces initiatives traduit une pression croissante pour accélérer la sortie des hydrocarbures en dehors des seuls mécanismes onusiens.










