MAX Power annonce la première découverte d’hydrogène naturel souterrain au Canada en Saskatchewan
La société minière canadienne MAX Power Mining Corp. confirme avoir identifié un système d’hydrogène naturel lors du forage du puits Lawson, avec des concentrations atteignant 286 000 ppm. Une campagne sismique 3D est prévue au premier semestre 2026.
| Pays cités | Canada, États-Unis |
|---|---|
| Secteur | Énergie Hydrogène |
| Thème | Investissements & Transactions |
MAX Power Mining Corp. a annoncé la confirmation de ce que l’entreprise présente comme le premier système d’hydrogène naturel souterrain découvert au Canada. Le puits baptisé Lawson, foré près de Central Butte en Saskatchewan à environ 140 km au sud de Saskatoon, constitue selon la société le premier forage réalisé au pays ciblant spécifiquement cette ressource énergétique. Les analyses effectuées par trois laboratoires indépendants auraient révélé des concentrations d’hydrogène significatives.
Des concentrations confirmées par trois laboratoires
D’après les données communiquées par MAX Power, les laboratoires AGAT, Corelab et PTRC (Petroleum Technology Research Centre) ont mesuré des concentrations d’hydrogène comprises entre 16,80 % et 19,07 % lors des tests de flux à travers le tubage. AGAT aurait par ailleurs détecté des concentrations atteignant 28,60 % (286 000 ppm) dans des échantillons de gaz prélevés sur des tubes de carottes scellés. L’entreprise précise que l’intervalle fracturé testé présente une épaisseur de 8 mètres dans la portion supérieure du complexe de socle. La composition du gaz afficherait environ 90 % d’un mélange hydrogène-azote, sans sulfure d’hydrogène.
Les analyses auraient également révélé des valeurs d’hélium atteignant 8,7 % (87 327 ppm), avec une moyenne de 4,4 % sur neuf échantillons prélevés dans la zone située au-dessus du complexe de socle. Selon MAX Power, cette présence d’hélium suggérerait l’existence potentielle d’un système gazier empilé verticalement. Le puits aurait atteint un flux de gaz libre vers la surface après perforation, avant d’être envahi par une entrée de saumure de formation.
Un potentiel d’exploration sur 475 km
La découverte s’inscrit dans ce que MAX Power désigne comme le Genesis Trend, une zone prospective s’étendant sur 475 km jusque dans le Montana et les Dakotas aux États-Unis. L’entreprise détient selon ses déclarations 1,3 million d’acres sous permis et 5,7 millions d’acres supplémentaires sous demande de permis en Saskatchewan. La société indique que la formation évaporitique Prairie Evaporite, qui abrite les plus grandes réserves mondiales de potasse, fonctionnerait comme une barrière saline favorisant l’accumulation d’hydrogène naturel.
MAX Power prévoit de mener un levé sismique 3D couvrant 47 km² sur la découverte de Lawson afin de définir la géométrie du réservoir. Un puits de confirmation serait planifié pour le premier semestre 2026, selon les informations communiquées. La société annonce également le forage d’un second puits le long de la frontière Saskatchewan-Montana. Ces données alimenteront MAXX LEMI, un modèle d’exploration assisté par intelligence artificielle développé par l’entreprise.
Perspectives de développement commercial
Ran Narayanasamy, président et directeur général de MAX Power, qualifie cette découverte de moment décisif pour l’entreprise et le Canada. Steve Halabura, géoscientifique en chef, souligne que l’apex de la structure, ciblé par le levé sismique à venir, correspondrait à la zone où les plus hautes concentrations d’hydrogène seraient attendues. La Saskatchewan dispose du cadre réglementaire le plus avancé au Canada pour l’hydrogène naturel, selon l’entreprise. La province produit déjà de l’uranium, de la potasse et constitue le seul producteur canadien d’hélium.










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