Le Qatar débloque 434 M$ pour redresser le secteur énergétique libanais en crise
Le Qatar Fund for Development annonce une enveloppe de 434,2 millions de dollars au Liban, dont 400 millions destinés au secteur énergétique. Cette aide s’inscrit dans les engagements pris après le conflit entre Israël et le Hezbollah.
| Pays cités | Israël, Iran, Liban, Qatar |
|---|---|
| Sociétés citées | Banque Mondiale |
| Secteur | Gaz, Énergie Éolienne, Énergie Solaire |
| Thème | Investissements & Transactions |
Le fonds de développement qatari a annoncé le déblocage de 434,2 millions de dollars en faveur du Liban. Selon le Qatar Fund for Development, ces fonds bénéficieraient à plus de 1,5 million de personnes. L’essentiel de cette enveloppe, soit 400 millions de dollars, serait consacré au développement du secteur énergétique. Le fonds précise que 10% de cette somme seraient alloués sous forme de subvention.
Un engagement dans la reconstruction post-conflit
Cette annonce concrétise une promesse formulée en février 2025 par l’émirat. Doha s’était alors engagé à contribuer à la reconstruction du Liban après la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah, soutenu par l’Iran. Le Qatar participe déjà au financement de l’armée libanaise. En avril, l’État du Golfe a renouvelé sa subvention de 60 millions de dollars destinée au paiement des salaires du personnel militaire.
La ministre qatarie de la coopération internationale, Maryam bint Ali Al-Misnad, a souligné l’engagement du Qatar envers le Liban. Le ministre d’État Mohammed Al-Khulaifi, en visite à Beyrouth, a également annoncé que Doha financerait le rapatriement d’environ 100 000 réfugiés syriens présents sur le territoire libanais.
Un secteur électrique exsangue
Le Liban, doté d’un nouveau gouvernement, tente de sortir de la pire crise économique de son histoire. Depuis l’effondrement de 2019, consécutif à des décennies de corruption et de mauvaise gestion selon les observateurs, l’État ne parvient à fournir que quelques heures d’électricité quotidienne à la population. La déliquescence du réseau électrique constitue l’un des symptômes les plus visibles de cette crise.
En avril, Beyrouth a signé un accord de 250 millions de dollars avec la Banque mondiale pour moderniser son secteur électrique. L’aide qatarie vient ainsi compléter les efforts internationaux de reconstruction des infrastructures énergétiques. Le Qatar Fund for Development a par ailleurs assisté la Syrie l’an passé, dont les infrastructures électriques ont été détruites par quatorze années de guerre civile, pour améliorer son approvisionnement.
Des enjeux régionaux multiples
L’intervention financière du Qatar au Liban dépasse le seul cadre énergétique. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large d’influence régionale de l’émirat gazier. Le financement du rapatriement des réfugiés syriens témoigne de cette approche multidimensionnelle. Pour le Liban, ces aides internationales représentent une opportunité de relancer des services publics défaillants, alors que le pays cherche à restaurer sa crédibilité auprès des bailleurs de fonds.










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