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Rosatom vise le démarrage de quatre réacteurs nucléaires à l’étranger en 2026

Le conglomérat nucléaire russe prévoit des mises en service au Bangladesh, en Turquie et en Chine cette année, malgré les sanctions occidentales qui ont gelé 2 Md$ d’investissements sur le projet turc Akkuyu.

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Rosatom vise le démarrage de quatre réacteurs nucléaires à l’étranger en 2026

Pays citésBangladesh, Chine, Hongrie, Russie, Turquie
Sociétés citéesSiemens, Rosatom
SecteurÉnergie Nucléaire
ThèmeInvestissements & Transactions

Rosatom ambitionne de démarrer quatre réacteurs nucléaires hors de Russie en 2026. Dans une interview accordée à la chaîne Rossiya 24, Alexei Likhachev, directeur général de la société d’État russe, a évoqué les centrales de Rooppur au Bangladesh, d’Akkuyu en Turquie, ainsi que les unités 7 de Tianwan et 3 de Xudabao en Chine. Selon lui, les objectifs de 2025 auraient été dépassés malgré les difficultés rencontrées.

Des projets sous tension en Turquie et en Hongrie

Le projet Akkuyu en Turquie subit les conséquences des sanctions internationales. Siemens a refusé de poursuivre ses livraisons et 2 Md$ d’investissements ont été gelés, selon les déclarations de Likhachev. Le dirigeant affirme néanmoins que les préparations pour le démarrage se poursuivent sans interruption. En Hongrie, le projet Paks II aurait bénéficié d’une accélération en fin d’année, avec un premier coulage de béton prévu en février.

Au Bangladesh, la première unité de la centrale de Rooppur serait presque prête pour les opérations de mise en service, d’après Rosatom. La suite du calendrier dépendra de l’organisation exploitante et du régulateur national bangladais. En Chine, Rosatom indique attendre des démarrages physiques pour l’unité 7 de la centrale de Tianwan et l’unité 3 de Xudabao, également appelée Xudapu.

Financement et durée de vie des réacteurs

Sur le plan financier, Likhachev a souligné la complexité des modèles économiques du nucléaire. Si le régulateur peut certifier une durée d’exploitation de 60 ans, Rosatom estime que ses réacteurs pourraient fonctionner jusqu’à 100 ans. La société travaille à l’obtention de financements par dette en yuan et à l’émission d’obligations sur les marchés internationaux. Des discussions seraient également en cours pour attirer des investisseurs sur le projet Akkuyu et sur les activités liées à la Route maritime du Nord.

L’entretien a également abordé les projets domestiques de Rosatom. Le directeur général a mentionné le développement de la Route maritime du Nord avec sa flotte de brise-glaces nucléaires, les complexes nucléaires de quatrième génération à cycle de combustible fermé et les systèmes de retraitement du combustible usé. Concernant la centrale de Zaporizhzhia, sous contrôle militaire russe depuis mars 2022, Likhachev a indiqué que des licences d’exploitation avaient été délivrées en 2025, incluant celle de la première unité.

Objectif de doublement de capacité d’ici 2042

À plus long terme, Rosatom fait face à un défi de taille sur le marché intérieur russe. L’entreprise doit créer d’ici 2042 autant de nouvelles capacités nucléaires qu’il n’en existe actuellement, soit en moins de 20 ans. Cette ambition s’inscrit dans un contexte où le groupe doit simultanément gérer ses engagements internationaux et les contraintes liées aux sanctions occidentales.

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