L’Union européenne adopte définitivement l’interdiction des importations de gaz russe d’ici 2027
Les pays membres de l’Union européenne ont validé le plan d’interdiction des importations de gaz russe. La Hongrie et la Slovaquie ont voté contre cette mesure qui vise à mettre fin à la dépendance énergétique envers Moscou.
| Pays cités | Hongrie, Russie, Slovaquie, Ukraine |
|---|---|
| Sociétés citées | Union Européenne |
| Secteur | Gaz |
| Thème | Politique & Géopolitique |
Les ministres des pays de l’Union européenne (UE) ont approuvé lors d’une réunion à Bruxelles l’interdiction des importations de gaz russe. Cette décision permet à la mesure d’entrer en vigueur. La politique rend juridiquement contraignant l’engagement de l’UE de rompre ses liens avec son ancien premier fournisseur de gaz, près de quatre ans après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022.
Opposition de Budapest et Bratislava
La Slovaquie et la Hongrie ont voté contre cette législation. La Hongrie a indiqué qu’elle porterait l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne. Ces deux pays restent fortement dépendants des importations énergétiques russes et souhaitent maintenir des relations étroites avec Moscou. Le mécanisme d’adoption par majorité renforcée a permis de surmonter leur opposition.
Calendrier d’application
Selon l’accord adopté, l’UE mettra fin aux importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe d’ici la fin 2026. Les importations de gaz par pipeline cesseront le 30 septembre 2027. La législation prévoit toutefois une flexibilité : cette échéance peut être repoussée au 1er novembre 2027 au plus tard si un pays rencontre des difficultés à remplir ses cavités de stockage avec des approvisionnements non russes avant la saison de chauffage hivernale.
Recul des parts de marché russes
La Russie fournissait plus de 40% du gaz consommé par l’UE avant le déclenchement du conflit en Ukraine. Cette part a chuté à environ 13% en 2025, selon les dernières données disponibles de l’UE. Cette évolution reflète les efforts de diversification des approvisionnements entrepris par les États membres depuis 2022. La formalisation juridique de cette interdiction marque une étape dans la reconfiguration du marché gazier européen.









