Goldman Sachs prévoit une chute des prix du pétrole à 56 $ le baril en 2026
La banque américaine anticipe un surplus de 2 millions de barils par jour sur le marché pétrolier mondial. La vague d’approvisionnement issue de projets retardés par la pandémie et les décisions de l’OPEP+ pèseraient sur les cours.
| Pays cités | Brésil, Russie, États-Unis |
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| Sociétés citées | Goldman Sachs, AIE, OPEP |
| Secteur | Pétrole |
| Thème | Marchés & Finance |
Goldman Sachs anticipe une baisse des cours du pétrole jusqu’en 2026. Selon les analystes de la banque, le Brent devrait s’établir en moyenne à 56 $ le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) atteindrait 52 $. Ces prévisions se situent en dessous des courbes à terme actuelles, respectivement à 63 $ et 60 $ pour le Brent et le WTI.
Une vague d’offre alimentée par des projets retardés
La banque attribue cette surabondance à une convergence de facteurs. Les projets de cycle long ayant reçu leurs décisions finales d’investissement juste avant la pandémie arrivent désormais simultanément en production après les retards causés par la crise sanitaire. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+), incluant la Russie, contribue également à cette dynamique en augmentant sa production depuis avril. D’autres producteurs comme les États-Unis et le Brésil accroissent aussi leur offre.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) évoque un surplus potentiellement encore plus important, atteignant jusqu’à 4,09 millions de barils par jour l’année prochaine. Ce déséquilibre entre l’offre et la demande pèse sur les cours. Le Brent s’échangeait autour de 64,31 $ le baril, tandis que le WTI se négociait à 60,02 $.
Un rebond attendu à partir de 2027
Goldman Sachs projette néanmoins une remontée des prix à partir de 2027. Selon la banque, les bas niveaux de 2025-2026 affecteraient la production non-OPEP, tandis que peu de nouveaux projets entreraient en production après quinze ans de sous-investissement. L’établissement table sur un retour du Brent et du WTI vers ses prévisions de long terme de 80 $ et 76 $ respectivement d’ici fin 2028.
La banque identifie toutefois des risques dans les deux sens. Le Brent pourrait chuter dans les 40 $ en 2026-2027 si l’offre non-OPEP se révèle plus résiliente qu’anticipé ou si l’économie mondiale entre en récession. À l’inverse, les cours pourraient dépasser 70 $ le baril en cas de déclin plus marqué de la production russe.










