Port Talbot obtient 81 millions de dollars pour devenir hub d'éolien flottant
Le gouvernement britannique accorde une subvention de 81 millions de dollars (64 millions de livres sterling) à Associated British Ports pour faire de Port Talbot le premier port dédié à l'éolien flottant en mer Celtique.
| Secteurs | Énergie Éolienne, Flottant |
|---|---|
| Thèmes | Développement de projets, Financement de projet, Investissements & Transactions, Aides et subventions |
| Pays | Royaume-Uni |
Le gouvernement britannique a annoncé le 26 mars 2026 une subvention pouvant atteindre 81 millions de dollars (64 millions de livres sterling) pour transformer Port Talbot en premier port dédié à l'éolien flottant en mer Celtique. Ce financement est destiné à Associated British Ports (ABP), chargé de mener les travaux de conception et d'ingénierie préalables à la construction de l'infrastructure. Selon les autorités britanniques, Port Talbot vise à s'imposer comme un hub de référence pour l'éolien flottant dans la région. La subvention demeure soumise à l'avis de l'Unité de conseil en matière de subventions (Subsidy Advice Unit) et aux approbations gouvernementales finales.
Un potentiel de 4,5 GW pour alimenter 6,5 millions de foyers
Le nouveau port devrait débloquer une capacité initiale de 4,5 GW de projets d'éolien flottant en mer Celtique, de quoi alimenter 6,5 millions de foyers selon les estimations gouvernementales. Ces projets font suite à la campagne de bail des fonds marins conduite l'année précédente par The Crown Estate. Contrairement aux éoliennes offshore conventionnelles fixées au fond marin, les turbines flottantes opèrent en eaux profondes, là où les vents sont plus forts et réguliers. Le secteur reste en cours d'industrialisation, comme l'illustre le récent démantèlement annoncé : Stiesdal Offshore et RWE démantèlent le démonstrateur d'éolien flottant TetraSpar, témoignant des étapes techniques encore à franchir avant un déploiement commercial à grande échelle.
ABP estime que le port, une fois achevé, attirera plus de 633 millions de dollars (500 millions de livres sterling) d'investissements supplémentaires à Port Talbot. Le gouvernement évoque la création de jusqu'à 5 000 nouveaux emplois liés au développement du secteur. La mer Celtique présente, selon Londres, certaines des meilleures conditions pour l'éolien flottant en Europe.
Port Talbot au cœur d'un plan de reconversion industrielle
Ce financement s'inscrit dans une stratégie de reconversion industrielle de Port Talbot, ville marquée par la restructuration de la sidérurgie. Le gouvernement britannique a également accordé 633 millions de dollars (500 millions de livres sterling) à Tata Steel pour la construction d'un four à arc électrique (FAE), garantissant ainsi le maintien d'une capacité de production d'acier dans la ville. Une enveloppe de 127 millions de dollars (100 millions de livres sterling) a par ailleurs été allouée en soutien direct aux travailleurs, aux entreprises locales et aux programmes de formation professionnelle.
Le secrétaire d'État à l'Énergie, Ed Miliband, a déclaré que le gouvernement place le Pays de Galles « au cœur de sa mission de superpuissance en matière d'énergie propre », citant à la fois le projet de Port Talbot et un programme de petits réacteurs modulaires (PRM) envisagé à Wylfa. Henrik L. Pedersen, directeur général d'ABP, a qualifié l'accord d'« étape critique vers de futurs investissements d'ABP à Port Talbot ». La secrétaire d'État pour le Pays de Galles, Jo Stevens, a jugé la décision « significative » pour Port Talbot et la région.
La stratégie acier britannique en toile de fond
La stratégie britannique de l'acier, lancée une semaine avant cette annonce, est dotée d'une enveloppe pouvant atteindre 3,17 milliards de dollars (2,5 milliards de livres sterling). Elle vise notamment à couvrir 50 % de la demande nationale en acier et à soutenir des secteurs jugés stratégiques, tels que les infrastructures et la défense. Le gouvernement présente Port Talbot comme un symbole du renouveau industriel britannique, à l'intersection de sa politique d'énergie propre et de sa stratégie de souveraineté industrielle.