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La Libye signe un accord pétrolier de 20 Md$ avec TotalEnergies et ConocoPhillips

Tripoli annonce un contrat de 25 ans avec les groupes français et américain. L’accord, présenté lors d’un sommet énergétique, générerait plus de 370 Md$ de recettes selon le Premier ministre libyen.

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La Libye signe un accord pétrolier de 20 Md$ avec TotalEnergies et ConocoPhillips

Pays citésÉgypte, France, Libye, Turquie, États-Unis
Sociétés citéesConocoPhillips, Chevron, TotalEnergies, National Oil Corporation
SecteurPétrole
ThèmePolitique & Géopolitique

Le gouvernement libyen a annoncé la signature d’un accord pétrolier de plus de 20 Md$ pour une durée de 25 ans avec TotalEnergies et ConocoPhillips. Le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah a indiqué que ce contrat générerait plus de 370 Md$ de recettes sur sa durée totale. Selon les déclarations officielles, l’accord serait entièrement financé en dehors du budget de l’État libyen.

Un sommet sous haute surveillance diplomatique

L’annonce a été faite à l’ouverture du Sommet libyen de l’énergie et de l’économie à Tripoli. Massad Boulos, conseiller pour le Moyen-Orient du président américain Donald Trump, assistait à l’événement aux côtés de responsables turcs et égyptiens. Le conseiller américain a qualifié ce sommet d’occasion pour les États-Unis de devenir un partenaire économique de premier plan de la Libye.

La Libye produit actuellement environ 1,5 million de barils par jour. Le pays dispose des plus grandes réserves de pétrole d’Afrique, estimées à 48,4 milliards de barils. Le secteur pétrolier libyen reste toutefois confronté à des défis sécuritaires persistants depuis le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011.

De nouveaux contrats en préparation

Abdelhamid Dbeibah a précisé que la Libye s’apprêtait à signer un accord avec Chevron portant sur l’exploration et le développement de la production. Un accord distinct avec l’Égypte viserait à soutenir les services dans le secteur pétrolier. Masoud Suleman, président de la National Oil Corporation (NOC), a annoncé qu’un nouvel appel d’offres pour l’exploration pétrolière et gazière serait lancé le mois prochain.

Le dernier appel d’offres libyen pour l’exploration d’hydrocarbures remonte à 2007-2008 et s’était concentré sur le gaz naturel. Les autorités cherchent depuis à attirer de nouveau les grandes compagnies énergétiques mondiales après des années d’instabilité. Deux exécutifs se disputent actuellement le pouvoir : le gouvernement d’unité nationale (GNU) à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU, et un gouvernement rival à Benghazi contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils.

Ambitions de renaissance énergétique

Massad Boulos a décrit l’événement comme une rampe de lancement potentielle pour le retour de la Libye en tant que puissance énergétique mondiale. Cette perspective reste néanmoins conditionnée à la stabilisation politique du pays. La capacité des opérateurs internationaux à déployer leurs investissements dépendra largement de l’évolution du contexte sécuritaire dans les zones de production.

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