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L’OPEP+ maintient ses quotas de production pour début 2026 malgré la pression du marché

Le groupe des principaux producteurs de pétrole prolonge sa stratégie de stabilité malgré un recul des prix de plus de 18 % en 2025 et des prévisions d’excédent d’offre pour l’année à venir.

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L’OPEP+ maintient ses quotas de production pour début 2026 malgré la pression du marché

Pays citésÉmirats Arabes Unis, Kazakhstan, Russie, Arabie Saoudite
Sociétés citéesRosneft, AIE
SecteurPétrole
ThèmePolitique & Géopolitique

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) ont décidé de conserver inchangés leurs objectifs de production pour le premier trimestre de 2026. Lors d’une réunion virtuelle, les huit membres majeurs du groupe ont confirmé la suspension des hausses décidées en 2025, consolidant ainsi une position prudente face aux incertitudes économiques et géopolitiques affectant le marché pétrolier.

Pressions sur les prix et stratégie de retenue

L’Arabie saoudite, la Russie, les Émirats arabes unis, le Koweït, l’Irak, l’Algérie, Oman et le Kazakhstan continueront donc à produire selon les quotas fixés en novembre dernier. Cette décision intervient alors que les cours du pétrole ont chuté de plus de 18 % en 2025, leur plus forte baisse annuelle depuis 2020. La demande mondiale a fléchi pendant l’hiver, période généralement plus calme dans l’hémisphère nord, justifiant aux yeux du groupe une limitation de l’offre.

En 2025, ces huit membres avaient pourtant relevé leur production cumulée de 2,9 millions de barils par jour, soit environ 3 % de la demande mondiale. Cette hausse visait à regagner des parts de marché après plusieurs années de coupes volontaires, mais elle a coïncidé avec des signes croissants de surabondance. Aucune nouvelle révision n’a été évoquée lors de la première réunion de 2026.

Risque d’excédent et production hors OPEP+

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit pour 2026 un excédent de l’offre de 3,8 millions de barils par jour. Cette estimation, en légère baisse par rapport aux prévisions antérieures, tient compte d’un ajustement à la baisse des perspectives de production, en particulier en Russie et au Venezuela, en raison des sanctions en cours.

Parallèlement, l’AIE note une croissance soutenue de l’offre en dehors du groupe, notamment aux États-Unis, au Brésil, au Canada, au Guyana et en Argentine. Ces pays contribuent à renforcer la pression sur les prix en injectant des volumes supplémentaires dans un marché déjà jugé excédentaire.

Géopolitique et incertitudes régionales

Le contexte géopolitique régional, en particulier les tensions entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sur le dossier du Yémen, ajoute un facteur d’instabilité qui complique les prévisions pour les trimestres à venir. À cela s’ajoutent les incertitudes politiques autour du Venezuela, qui, bien que détenteur des plus importantes réserves mondiales prouvées, reste soumis à des contraintes internes et internationales.

Face à ces variables, la décision de geler les quotas de production traduit une approche attentiste dans un environnement où la demande reste fragile et les équilibres géopolitiques volatils.

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