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TotalEnergies et EDF concluent un accord nucléaire de 12 ans pour 400 MW

TotalEnergies et EDF ont signé un Contrat d'Allocation de Production Nucléaire de 12 ans, effectif en 2028, couvrant environ 60 % des besoins en électricité des sites de raffinage et chimie de TotalEnergies en France, estimés à 400 MW.

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TotalEnergies et EDF concluent un accord nucléaire de 12 ans pour 400 MW

Secteurs Énergie Nucléaire, Fission, Pétrole, Raffinage
Thèmes Investissements & Transactions, Contrats, Industrie & Exécution, Souveraineté industrielle
Pays France

TotalEnergies et EDF ont formalisé un Contrat d'Allocation de Production Nucléaire (CAPN) d'une durée de 12 ans, prenant effet le 1er janvier 2028. L'accord a été signé par Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies, et Bernard Fontana, président-directeur général du groupe EDF. Les sites de raffinage et de chimie de TotalEnergies implantés en France présentent des besoins en électricité estimés à 400 mégawatts (MW), que ce contrat nucléaire de 12 ans pour 400 MW permettrait de couvrir à hauteur d'environ 60 %.

Un mécanisme d'allocation de la puissance nucléaire

Dans le cadre de ce CAPN, EDF allouera à TotalEnergies une quote-part de la puissance de son parc nucléaire en exploitation. Ce mécanisme instaure un partage des risques et des coûts liés à la variabilité de la production nucléaire entre les deux groupes, EDF conservant la responsabilité exclusive de l'exploitation de ses actifs.

TotalEnergies bénéficierait ainsi de la compétitivité de l'électricité nucléaire française pour alimenter ses sites industriels à forte consommation d'énergie. Pour EDF, ce dispositif permettrait de mutualiser les aléas inhérents à ce type de production avec un client industriel de grande taille. Le partenariat s'inscrit, selon les déclarations des deux dirigeants, dans une logique de sécurisation de l'approvisionnement énergétique à long terme.

Les dirigeants saluent un accord « gagnant-gagnant »

Patrick Pouyanné a qualifié l'accord de « gagnant-gagnant », indiquant qu'il permettrait aux sites industriels du groupe — décrits comme « gros consommateurs en électricité » — de sécuriser « sur le long terme » une part significative de leurs approvisionnements avec une électricité « compétitive et bas-carbone ». Bernard Fontana a mis en avant la contribution de l'accord à la « souveraineté énergétique et industrielle », affirmant qu'EDF apporterait aux activités de raffinage et de chimie concernées « la visibilité à long terme nécessaire à leur pérennité ».

Un accord s'inscrivant dans la relance nucléaire française

Cet accord intervient dans un contexte de regain d'intérêt pour le nucléaire civil en France. Paris se montre confiant quant à la rapidité de l'examen européen des six réacteurs nucléaires envisagés. EDF affichait en 2024 une production décarbonée de 520 térawattheures (TWh) à 94 %, avec une intensité carbone de 30 grammes de CO2 par kilowattheure, selon le groupe. Le groupe public revendique environ 41,5 millions de clients et a réalisé un chiffre d'affaires de 118,7 milliards d'euros en 2024.

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